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Les origines du Koï
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Nous sommes nombreux à penser que les Koïs sont originaires du Japon, c’est une erreur car les plus anciens écrits les situent dans les mers « Noire, Caspienne et d’Aral » soit plutôt en Europe de l’Est.
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C’est dans un livre chinois écrit par TASHUKA « dit HANREI » en 553 avant J.C. que l’on trouve les premiers conseils d’élevage pour le Cyprinus Carpio » renommé « Magoï » ou « Li-Yu », carpe noire ou grise d’abord recherchée pour la saveur de sa chair.
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 MAGOÏ
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C’est aussi un poisson facile à élever, robuste, avec une forte croissance, qui ne mange pas ses petits. Il symbolisait également la force, car il était une des rares espèces à être capable de remonter le Fleuve Jaune.
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En 200 avant J.C. les chinois qui envahissent le Japon amènent avec eux leurs Koïs, base de leur alimentation et c’est ainsi que l’on retrouve ces poissons à la cour impériale du Japon.
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L’histoire fait alors un bond jusqu’au XVIIème siècle, on retrouve alors la carpe Koï dans les rizicultures de la région de NIIGATA. L’objectif de son élevage est encore purement alimentaire.
Quasiment coupés du reste du monde l’hiver, les habitants de cette région peuvent vivre en totale autarcie. Au fur et à mesure, ils améliorent les techniques de reproduction et c’est ainsi que cette région du nord du Japon deviendra et restera une référence nationale, voir internationale en la matière.
Certains expliquent d’ailleurs ces résultats par la qualité des eaux de source ou les vertus de l’argile type « Montmorillonite » des bassins.
Les premières mutations chromatiques, dues principalement aux croisements consanguins semblent apparaître entre 1800 et 1830, à partir de sujets noirs, on voit se développer des sujets teintés de rouge, blanc ou jaune.
La légende dit que le premier Tancho serait apparu en 1800 mais il est plus probable que la première variété de l’histoire fut un Kawarimono unicolore. ( dans cette famille on trouve notamment le Shagoï , le Soragoï,etc…)
Quand à la fin du XVIIIème siècle apparaissent en Europe centrale deux variétés de carpes aux écailles régressées (carpes miroir et cuir), elles emportent un vif succès de par leur facilité à être écaillées.
Elles sont appelées Doïtsugoï : Doîtsu étant la traduction phonétique de Deutsch et Goï pour carpe.
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 CARPE CUIR
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 CARPE MIROIR
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Elles furent introduites au japon en 1904 et c’est de leur croisement avec les «Asagi » que naquirent en 1910 les premiers « Shusui » (ciel d’automne) produits par Kishigoro Akiyama.
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 SHUSUI
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Jusque là totalement isolée, la production de NIIGATA s’ouvrit au monde en 1914, lorsque le maire expédia 27 Koïs à l’exposition de TOKYO afin de sensibiliser l’opinion publique sur les conditions de vie très dures dans cette région.
Ces poissons furent primés et ce fut le point de départ d’un succès mondial, facilité par le développement des transports aériens.
C’est ainsi que les premières koïs arrivèrent à San Francisco en 1938, à Hawaï en 1947, au Canada en 1949 et au Brésil en 1953.
C’est également dans les années 30 qu’arrivent les premières Koïs Japonaises en Europe, elles furent ramenées d’un voyage par un industriel Allemand Carl Duisberg, directeur des usines Bayer. On pouvait également en voir au zoo de Berlin en 1940.
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 BENIGOÏ
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 SHAGOÏ
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C’est du croisement entre des sujets rouges et des sujets blancs que nait le célèbre Kohaku. Si les premiers spécimens apparaissent vers 1830, la variété ne sera reconnue que vers 1890 et son standard stabilisé seulement vers 1930. Il est un peu le symbole du Japon car ses couleurs sont celles du drapeau et ses taches rondes symbolisent les « pierres de gué » que l’on trouve dans les jardins japonais.
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 KOHAKU NIDAN (2 pierres de gué )
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Vers 1880, de nombreuses variétés sont déjà établies dont voici trois exemples.
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 BEKKO
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 ASAGI
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 KI-UTSURI
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La valeur de ces variétés étant déjà importante à l’époque, leur production fut momentanément interdite car, pour l’état elle s’apparentait à de la spéculation……
Plusieurs variétés restent récentes, telles que les « Ogons » (métalliques) créés en 1946, les « Matsuba Ogon » (Koï aiguilles de pins métalliques) en 1960, les « Purachina » et « Midorigoï » (Koï verte )
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 PLATINUM OGON
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Quand à l’origine du mot Koï, il signifie tout simplement « Carpe » en Chinois et se traduit par « Goï » en Japonais.
Les premiers sujets exportés étaient appelés « Hanagoï » (carpe fleurie), « Nishikigoï » (carpe d’un joli tissu coloré), « Moyoogoï » (carpe bigarrée) ou simplement « Hirogoï » (carpe colorée).
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